18
Ago

EL ARTE DE LAS NOTICIAS

Le miracle de la naissance d’un tapis persan s’opère donc au moment du nouage des millions de nœuds multicolores, patiemment serrés les uns contre les autres. Ils viennent former les dessins, les motifs géométriques ou floraux, d’une éclatante fantaisie, d’une invention sans cesse renouvelée et d’un gout toujours sûr.

Le tapis d’Orient possède donc la caractéristique d’être entièrement noué à la main.

Un tapis noué-main comporte les éléments suivants:

a) la chaîne: La chaîne est formée des fils verticaux et parallèles, généralement de coton, tendus entre les deux extrémités du métier.

b) le noeud: il est formé en fixant un brin de laine sur deux fils de chaîne.

c) la trame: La trame consiste en un ou plusieurs fils transversaux, presque toujours de coton, que l’on passe entre chaque rangée de nœuds.

d) le velours: Le velours est la surface même du tapis : généralement en laine, il est formé de courts brins que l’on noue autour de la chaîne. Les nœuds s’alignent sur toute la largeur du tapis en cours d’exécution, mais jamais dans le sens de la hauteur.

e) les surjets ou lisières: ce sont des ourlets en laine de couleur placés tout au long des deux côtés du tapis pour renforcer celui-ci.

f) le kilim: est la partie tissée entre chaîne et trame aux deux extrémités du tapis.

g) les franges: sont les extrémités visibles des fils de chaîne aux deux bouts du tapis.

Les tapis artisanaux sont tissés sur un métier horizontal ou vertical. Dans les deux cas, le métier est un cadre, sur lequel les fils de chaîne, constituant l’armature du tapis, sont tendus afin de recevoir les nœuds.

Le métier horizontal ou métier de nomade (basse lisse): il se pose juste au-dessus du sol, est constitué de deux barres de bois parallèles (ensouples) maintenues à leurs extrémités par des piquets enfoncés dans le sol. Les tribus nomades préfèrent ce type de métier facilement démontable. Quant au tisserand, assis sur la partie déjà tissée, il se déplace à mesure que progresse son travail.

 

a : poutre
b: chaîne
c: place du noueur
d: brin de laine qui constitue le velours du tapis
e: fil de chaîne enroulé

 

Le métier vertical ou de village (basse lisse): c’est le métier dont les fils de chaîne sont enroulés autour des deux ensouples soutenues par deux poutres verticales. Avec ce type de métier, les tisserands sont obligés de surélever leur siège avec la progression du tapis. Un autre type de métier remédie à cet inconvénient : le métier vertical à rouleau inférieur mobile. Dans ce cas, le tapis s’enroule peu à peu sur l’ensouple inférieure. Il existe aussi un troisième type de métier vertical à rouleaux tournants et dotés d’un système de blocage. Les fils de chaîne sont enroulés autour du rouleau supérieur et, lorsque la hauteur du tapis devient trop importante, le tisserand débloque le système afin que son travail vienne s’enrouler automatiquement sur le rouleau inférieur. C’est ce métier que l’on utilise pour les très longs tapis de galerie.

 

a : poutre
b: chaîne
c: place du noueur
d: brin de laine qui constitue le velours du tapis
e: fil de chaîne enroulé